23 octobre 2010

Tant qu'on respire encore

J'ai senti ta peau dans cette odeur.
C'était un bel après-midi. Je planais à mille lieues de tout ce qui fout le camps aujourd'hui. Il faisait beau et froid, comme là-bas. Les gens avaient sorti leur plus beaux habits d'hivers. Derrière leurs écharpes se cachait un nez rougit par le vent, qui sans scrupule fait pleurer vos yeux. Je ne me doutais pas que je te sentirais dans une brise. Tes os, bien que brume, vinrent se coller aux miens. Tes lèvres, bien que poussières, vinrent frôler les miennes. Tes mains, bien que vapeurs, vinrent se glisser entre les miennes. Je faisais l'amour avec le vent, sous les yeux aveugles des citadins.
Et puis, d'un murmure, tu es parti. Mon flirt avec toi n'est apparu que comme un trip de droguée douce.

19 octobre 2010


L'hivers est arrivé sans prévenir ce soir là, et j'ai failli me noyer sous sa neige bleue. Vent glacial sur une peau dénudée qui prend plaisir à s'enrhumer. J'aurais aimé vous conter le bruit des arbres qui dansent, des dessins qui chuchotent, des enfants qui jouent dans le jardin. Mais tout n'est que silence ici, et il ne neige plus depuis des années.

My own James Cook.

You fucked up my brain. You fucked up my soul. You fucked up my thoughts.
Now I sleep right in the arms of emptiness. And you stay blind to my fucking shouts.
I think I fell when you kissed me. Because I felt something. Night. Lost. Together.

28 septembre 2010

Quand tu pètes un plomb, il n'y a jamais personne pour t'écouter. Et heureusement.